Bon on va s’attaquer à du lourd pour cet article, un des sommets du kitsch, tellement classique mais en même temps tellement intemporelle : la boule à neige.

Qui n’en a pas ou n’en a jamais eu ? Elle se situe à mi-chemin entre le cadeau souvenir ramené de voyage (cf l’article sur les poupées de voyage) et l’objet qui éventuellement pourrait avoir une utilité, comme par exemple être un presse-papier, mais reste définitivement une œuvre kitsch de plus haut degrés.
Le pire c’est que cet objet à fait sensations à sa création lors de l’exposition universelle de 1878 à Paris, pendant laquelle des maîtres verriers étaient à l’honneur. Parmi tous les exposants, un maître verrier originaire de la région de Bayeux expose ses créations, il s’agit de Georges Lenepveu.
Et bien figurez-vous que notre bon Georges fut remarqué par des commissaires américains, qui portèrent un intérêt à ses œuvres. Bon, pas de quoi se réjouir non plus mais il n’empêche que la boule à neige s’est rependue comme des petits pains à travers le monde, allant même jusqu’à voir sa production touchée Hong-Kong dans les années 50.
Pour bien comprendre sa présence dans la société on a qu’à observer les différentes sortes de boules à neiges qui se multiplie de façon hallucinante, par exemple dans la publicité où elle est devenu un véritable média, un peu à la manière des pin’s. Mais à la différence de ses derniers qui ont déserté le marché depuis un bon petit moment, la boule à neige reste, et surtout pour le tourisme, et cela depuis la fin du 19e siècle, c’est proprement inimaginable, si Georges savait l’ampleur qu’à pris son innovation créatrice, il en serait bouche bée !
Mais ce qui en soit fait que la boule à neige est kitsch c’est bien question, c’est d’ailleurs difficile d’y répondre. Je pense qu’il s’agit de ce genre d’objet qui dès le premier regard nous crie « je suis kitsch ». C’est probablement à cause de ces décors touristiques si mal fait par exemple : je mets n’importe qui au défi de reconnaître un lieu représenté dans une boule à neige sans voir l’inscription dessus qui le nomme, exception faite de la tour Eiffel bien sûr. Et puis c’est peut-être aussi ce côté inutile qui peut la caractérisée ainsi, en effet quel intérêt de retourner cet objet pour que la neige y tombe ? On le fait une fois pour le geste et ensuite c’est pareil pour toutes les boules à neige, même un enfant de bas âge n’y trouverai pas plus de 2 minutes d’intérêt. Enfin, puisqu’en soit ce n’est pas beau, voir même de très mauvais goût, la boule à neige est classée dans le kitsch.
Pour finir, je ne saurai trop vous conseiller la lecture et l’observation attentive de deux sites qui méritent une attention particulière concernant la chionosphérophilie :
ohlesboulaneige.free.fr qui est à mon sens un monument, ne serait-ce que par son adresse, si bien trouvée pour l’occasion.
Ainsi que www.boulaneige.com qui avec son graphisme proche de la kawaii attitude nous fait faire, entres autres, un tour d’horizon de la France, à travers les boules à neige de nos région. Mon seul regret est qu’il n’est plus actualisé, quel dommage quand on voit l’ampleur de ce phénomène international qui touche toutes les classes sociales.




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1 commentaire
Mémé qui pique says:
oct 22, 2009
Les boules à neiges, elles me font penser à mon époux imberbe et décédé, Jean. En effet, quand je le secouais il tombait de la neige. Pas un cheveux pour retenir ses squames de son crâne. Heureusement que j’ai mis des napperons partout ça cache les poussières. On disait il fut un temps « tu es poussière et tu retourneras poussière », « dust to dust » comme disent les jeunes qui écoute du Keupon, mon Jean à commencé comme ça… Il a fini dans un pot sur la cheminée. Parfois quand je vide les cendres du foyer, j’en rajoute un peu dans le vase : comme dans notre bon vieux temps je lui met un peu de charbon sur le crâne, il paraissait que c’était bon pour la repousse, pour la salubrité…A coté de la cheminée nos deux chiens de faïence gardaient l’âtre. Comme nous étions bien tous les deux. Un mazagran dans les pognes, la boîte à musique qui jouait un air mélodieux, hors du temps, et la petite danseuse classique qui ne tournait que dans un sens sans jamais poser un pied par terre. Ce blog du kitch me fait revivre. Continuez jeune homme, Mémé qui pique a son mot à dire. Bien à vous.