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Les réseaux sociaux devenus kitsch à souhait

Skype, dépassé par le succès de ses concurrents, a remis les pendules à l’heure en lançant une nouvelle version de son programme. L’audio et la vidéo reste largement présent mais s’agrémente désormais de trois nouvelles fonctionnalités : Conversations, Captures et Temps forts qui rappellent étrangement les Stories Snapchat.
Utilisée principalement par les adolescents et les moins de 25 ans, Snapchat est apprécié pour ses filtres kitschs, sa messagerie instantanée et surtout, son caractère éphémère. Skype part donc à la conquête d’un public plus jeune et dynamique, oubliant que c’est avant tout un outil professionnel. Arrivera-t-il à convaincre les Millenials ou assistons-nous à une chose sainte et sublime : l’entrée de Skype dans le cimetière des réseaux sociaux ? Retour sur les réseaux qui n’ont pas survécu au passage du temps (et de Facebook).

Chatroulette ou le jeu du « qui perd gagne »

Chatroulette porte bien son nom. Créé en 2009 par un jeune russe de 17 ans, Andrey Ternovskiy, ce réseau est rapidement devenu un phénomène mondial, surtout à cause du caractère imprévisible des interlocuteurs. En effet, le principe de Chatroulette est très simple : un algorithme met en relation des inconnus entre eux à travers une webcam. Ternovskiy prétend avoir eu l’idée suite à un appel Skype (lorsque Skype était encore tendance) et n’avoir mis que deux jours et deux nuits pour le concevoir. 6 mois après son lancement, le site comptait 1,5 millions d’utilisateurs, attirés par les conversations étranges, les farces, la nudité explicite et surtout, le buzz ! C’est ainsi que Steve Kardynal s’est fait connaitre pour ses reprises de chansons telles que Call Me Maybe ou Let it go.

Enfin, l’intérêt pour le site s’essouffla très vite à partir du moment où Ternovskiy, lassé d’être associé à des vidéos de pénis, commença à bannir les membres exhibitionnistes.

Myspace, l’incontournable

Myspace, le cimetière d’Internet où rien ne se perd grâce aux captures d’écran, pour notre plus grand bonheur. Au départ prévu pour servir de plateformes de diffusion aux artistes, Myspace est vite devenu l’endroit où exposer sa personnalité, ses goûts, ses envies, ses photos, à la manière d’un blog. Complétement gratuit, il fut un temps où Myspace était plus populaire que Facebook, surtout en France, comme le rappelle 1&1, où les jeunes en quête d’identité s’identifiaient plus facilement à leurs stars préférées sur ce réseau. En faisant une petite recherche sur le site, on retrouve les profils de Kim Kardashian, encore jeune et innocente, Justin Bieber, Taylor Swift, Tom Hardy, et j’en passe. Un retour en arrière bien amusant qui nous rappelle que notre Myspace aussi a pris un coup de vieux.

Second Life

Second Life, considéré comme le précurseur des réseaux sociaux actuels est un univers virtuel en 3D laissant sa liberté à l’utilisateur : tout devient possible. En se cachant derrière un avatar, les timides osent enfin aborder la fille d’en face et les frustrés s’offrent tout ce dont ils rêvent, en dépensant de la monnaie virtuelle issue de monnaie bien réelle. Créé en 2003, on pourrait penser le jeu mort et enterré. Oh que nenni ! Cet excellent article du Monde Pixel nous montre que la vie, l’amour et la mort continue leur course virtuelle. Les inscrits semblent y trouver un endroit où parler et rencontrer des gens, sans jugement et, étrangement, sans besoin de faire semblant. Car les réseaux modernes semblent être devenus les endroits où nous vivons notre « seconde vie », faisant d’Instagram le réseau social le plus dommageable pour la santé mentale.

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Publié par Ben